Qu’est‑ce qu’une application de rapports quotidiens personnels (et pourquoi en créer une)
Une application de rapports quotidiens personnels est un endroit simple pour consigner rapidement et de façon régulière comment s’est déroulée votre journée — dans un format que vous pouvez consulter ensuite. Pensez-y comme à une application de suivi personnel légère qui transforme de petites saisies quotidiennes en un registre fiable.
Ce que peuvent contenir des “rapports quotidiens”
Les entrées quotidiennes peuvent être aussi structurées ou flexibles que vous le souhaitez. Exemples courants : habitudes (avez‑vous fait de l’exercice, lu, bu de l’eau), humeur (note 1–5 plus une courte remarque), signaux de santé (heures de sommeil, symptômes, médication) et notes de travail (tâches principales, blocages, réussites). Certaines personnes ajoutent les dépenses, les repas ou une courte question de réflexion comme « Qu’est‑ce qui a aidé aujourd’hui ? »
Pour qui est‑ce
Ce type d’application peut être conçu pour :
- Usage personnel : un journal d’humeur ou un outil de suivi d’habitudes adapté à vos routines.
- Petite équipe : des points quotidiens rapides (ce que j’ai fait / ce que je vais faire / blocages) sans outils de gestion lourds.
- Coach + client : un journal partagé pour la responsabilisation, où le client soumet des entrées et le coach analyse les tendances.
La différence ne tient pas qu’aux fonctionnalités — elle concerne la confidentialité, le partage et le degré de « formalisme » des rapports.
Pourquoi en créer une (plutôt que d’utiliser une app existante)
Créer votre propre MVP mobile vous permet d’avoir exactement le modèle que vous voulez, d’éviter l’encombrement et de contrôler vos données. Même une version basique peut réduire les oublis, améliorer la régularité et rendre les progrès visibles.
Ce guide reste pratique et non technique : commencez par un MVP (la plus petite version utile), puis étendez‑le.
Définir des objectifs clairs et un cas d’usage simple
Une application de rapports quotidiens peut être beaucoup de choses : un journal d’humeur, un tracker d’habitudes, un carnet léger de travail ou un « que s’est‑il passé aujourd’hui ? » privé. Vouloir répondre à tout dès le départ aboutit souvent à un formulaire encombré que les gens évitent.
Commencez par l’objectif que vous visez
Avant d’esquisser des écrans, rédigez en clair l’objectif principal. La plupart des apps de rapports quotidiens visent un (ou deux) de ces objectifs :
- Réflexion : capturer pensées, énergie, humeur et apprentissages
- Responsabilisation : enregistrer si vous avez fait ce que vous aviez prévu (habitudes, routines)
- Suivi des tendances : repérer des motifs sur plusieurs semaines (sommeil vs humeur, stress vs entraînements)
- Documentation : conserver un registre fiable (mises à jour de travail, symptômes, notes de soin)
Choisissez l’objectif le plus important — il doit dicter ce que votre saisie quotidienne demande, et ce qu’elle ne demande pas.
Choisissez 1–2 cas d’usage principaux
Concentrez votre MVP sur un rituel quotidien unique. Exemples :
- Humeur quotidienne + 3 habitudes : curseurs/interrupteurs rapides, plus une note optionnelle
- Notes de standup de travail : “Hier / Aujourd’hui / Blocages” avec tags pour les projets
Si vous ajoutez un second cas d’usage, assurez‑vous qu’il partage le même flux d’entrée et n’exige pas des écrans séparés.
Définissez des métriques de succès mesurables
Décidez comment vous saurez si l’app fonctionne :
- Taux de complétion quotidien (% des jours avec une entrée)
- Temps pour saisir (objectif : moins de 60–90 secondes)
- Rétention (les utilisateurs saisissent‑ils encore après 2–4 semaines ?)
Listez les contraintes dès le départ
Notez les contraintes qui orienteront vos choix : temps de développement disponible, budget, exigences de confidentialité (local uniquement vs synchronisation cloud), et si l’app doit fonctionner offline first. Des contraintes claires évitent la dérive fonctionnelle et conservent l’app simple.
Concevoir le modèle d’entrée quotidien (champs et règles)
Une application de rapports quotidiens réussit ou échoue selon le modèle d’entrée. Trop long = sauts de jours. Trop vague = rien à apprendre plus tard. Commencez par un petit nombre de champs que vous remplirez même fatigué, pressé ou en voyage.
Décidez ce qu’il faut capturer (et rendez‑le scannable)
Choisissez au maximum 6–10 saisies pour votre premier modèle, en mixant « tapotements rapides » et un champ libre optionnel.
Types de champs courants efficaces :
- Texte : « Ce qui s’est bien passé » (1–3 lignes)
- Curseurs : humeur, stress, énergie (0–10)
- Cases à cocher : entraînements, vitamines, méditation, alcool
- Nombres : heures de sommeil, pas, dépenses, pages lues
- Photos : photo de repas, photo de tableau blanc (optionnel ; peut alourdir le stockage)
- Tags : « travail », « famille », « voyage », « malade » (utile pour filtrer ensuite)
Si vous hésitez, privilégiez curseurs/cases plutôt que texte. Ils sont plus rapides et plus faciles à analyser.
Champs obligatoires vs optionnels (votre « entrée minimale viable »)
Définissez une règle de « sauvegarde » claire :
- Obligatoires : les champs auxquels on peut répondre en moins de 20 secondes (p. ex. humeur + une note).
- Optionnels : enrichissent quand on a le temps (photos, réflexions longues, métriques supplémentaires).
Cela évite que le modèle ressemble à un devoir tout en créant un registre cohérent.
Règles temporelles : cutoff et fuseaux horaires
Les rapports quotidiens ont besoin d’une définition claire de « aujourd’hui ». Décidez :
- Quand une journée « se termine » (minuit, 3h du matin, ou un cutoff personnalisé pour les noctambules)
- Ce qui se passe en cas de voyage (stockez à la fois l’heure locale et une référence au fuseau horaire d’origine)
Option simple : baser l’entrée sur le jour local actuel de l’utilisateur, mais conserver un horodatage interne pour que les exports restent précis.
Politique d’édition : corriger hier sans casser l’historique
Les gens oublieront ou voudront corriger des entrées. Autorisez au moins l’édition du jour précédent (souvent les 7 derniers jours). Si les insights comptent, envisagez de garder un historique des modifications :
- Stocker
created_at et updated_at
- Optionnel : un “historique de révisions” léger (ancienne valeur + horodatage) pour les champs clés
Ces règles rendent l’app tolérante tout en préservant la confiance dans les données.
Cartographier le flux utilisateur et réduire la friction UI
Une application de rapports quotidiens réussit quand la saisie est sans effort. Avant d’affiner le visuel ou d’ajouter de l’analytics, cartographiez le chemin le plus simple : ouvrir l’app, enregistrer quelques éléments, et passer à autre chose.
Commencez par 3–5 écrans clés
Gardez la première version petite et prévisible :
- Accueil : statut du jour (saisi/non saisi), gros bouton « Nouveau rapport », et aperçu d’hier.
- Nouveau rapport : le formulaire (ou checklist) avec des valeurs par défaut intelligentes.
- Historique : calendrier ou liste pour consulter et modifier les entrées.
- Insights : tendances simples (streaks, moyennes) — même un seul graphique suffit.
- Paramètres : rappels, export, options de confidentialité.
Si vous ne pouvez pas expliquer en une phrase chaque écran, il fait probablement trop de choses.
Rendre la saisie rapide (secondes, pas minutes)
Réduisez la frappe et les décisions :
- Prérenseignez des valeurs par défaut (date du jour, derniers tags utilisés).
- Privilégiez les taps rapides : curseurs, chips, toggles oui/non et petits sélecteurs.
- Proposez les dernières valeurs utilisées pour les éléments récurrents (même entraînement, même lieu, même projet).
- Ajoutez la saisie vocale seulement si elle accélère vraiment votre public (par ex. un bouton « Dicter une note »).
Accessibilité et microtexte pour éviter l’abandon
Les bases de l’accessibilité améliorent l’expérience : grandes cibles tactiles, tailles de police lisibles, contraste fort et mode sombre optionnel.
Associez cela à un microtexte clair :
- Libellés en langage courant (« Énergie » vs « Indice de vitalité »).
- Courtes aides (« Une phrase suffit »).
- États vides amicaux dans Historique/Insights (« Pas d’entrées pour l’instant — ajoutez votre premier rapport pour voir des tendances »).
En cas de doute, optimisez pour la saisie la plus rapide et réussie — même si cela signifie moins de fonctionnalités à l’écran.
Choisir les fonctionnalités MVP vs « plus tard »
Un MVP n’est pas une « petite version » de votre idée : c’est l’ensemble minimal de fonctionnalités qui rend l’app réellement utile la première semaine. Pour une app de rapports quotidiens, cela signifie généralement : puis‑je la remplir rapidement chaque jour, retrouver les entrées et obtenir un petit bénéfice pour être régulier ?
Bon périmètre MVP « première semaine »
Si quelqu’un installe votre app un lundi, il doit pouvoir :
- Créer une entrée quotidienne en moins de 60 secondes
- Avoir confiance qu’elle est sauvegardée (même s’il ferme l’app)
- Relire ce qu’il a écrit la veille
- Voir un motif simple d’ici le week‑end
Exemple d’ensemble de fonctionnalités MVP
Concentrez la première release sur la capture et la récupération :
- Formulaire quotidien (vos champs modèles)
- Sauvegarder + éditer (y compris « oups, j’ai oublié »)
- Vue calendrier ou liste pour parcourir les jours
- Recherche (même une recherche basique par mot‑clé est précieuse)
- Graphiques basiques (p. ex. humeur dans le temps, comptage de quelques tags)
Cet ensemble boucle l’utilisateur : consigner → stocker → retrouver → apprendre.
Fonctionnalités à repousser
Elles sont utiles, mais complexes et retardent l’apprentissage utilisateur :
- Résumés ou insights basés sur l’IA
- Communauté, partage ou flux sociaux
- Automatisations avancées (intégrations, moteurs de règles, raccourcis)
- Tableaux de bord hautement personnalisables
- Gamification complète (points, récupération de streaks, badges)
Construire un backlog simple et prioriser
Créez un backlog avec trois colonnes : Idée, Valeur utilisateur, Effort. Priorisez d’abord le forte valeur / faible effort.
Règle rapide : si une fonctionnalité n’aide pas à compléter une entrée quotidienne ou à revoir des entrées passées, ce n’est probablement pas du MVP. Réservez‑la pour l’itération après avoir des données réelles.
Choisir l’approche technique adaptée à vos compétences et budget
La bonne stack est celle que vous pouvez finir, livrer et maintenir. Pour une app de rapports quotidiens (principalement formulaires, rappels et graphiques simples), vous n’avez pas besoin d’une technologie exotique — vous avez besoin d’avancer régulièrement.
Si l’objectif est de valider rapidement le flux, une approche « vibe‑coding » peut suffire : par exemple, Koder.ai permet de décrire écrans, champs et logique en chat, puis génère une web app (React) ou une app mobile (Flutter) avec un back end Go + PostgreSQL quand nécessaire. C’est une manière pratique de livrer un MVP vite, d’itérer sur le modèle, et de pouvoir exporter le code source plus tard.
Quatre chemins de construction (du plus simple au plus flexible)
No‑code (plus rapide pour tester) : Glide, Adalo ou Bubble peuvent fournir un prototype fonctionnel en quelques jours. Idéal pour valider le modèle, les rappels et le flux d’habitudes avant d’investir dans du développement sur mesure. Les limites apparaissent pour le offline‑first, les graphiques sur mesure et l’UI native soignée.
Low‑code (plus de contrôle, toujours rapide) : FlutterFlow ou Draftbit permettent d’aller plus vite qu’un développement complet tout en offrant plus de personnalisation. Bien si vous êtes prêt à apprendre l’outil mais pas à engager une équipe entière.
Cross‑platform (une base de code) :
- Flutter : bonne consistance UI et performance fluide ; solide si vous préférez une approche design‑first.
- React Native : excellent si vous (ou un prestataire) connaissez JavaScript/TypeScript et voulez réutiliser des compétences web.
Natif iOS/Android (plus de travail, plus de polish) : préférable quand vous nécessitez des fonctionnalités spécifiques à la plateforme, une performance très haut niveau ou si vous prévoyez d’agrandir l’équipe.
Options de back end (selon le besoin d’“être en ligne”)
- Aucun (local uniquement) : plus simple et moins cher ; idéal pour un journal d’humeur privé. Ajoutez des exports pour que l’utilisateur ne soit pas enfermé.
- Cloud léger : synchronisation entre appareils avec Firebase/Supabase ; bon compromis pour la plupart des MVP.
- Serveur complet : API personnalisée + base de données quand vous avez besoin d’analyses avancées, intégrations ou contrôles d’entreprise.
Checklist de décision
Choisissez selon :
- Budget : $ (no‑code/local) → $$$ (natif/serveur complet)
- Vitesse du MVP : jours/semaines (no/low‑code) vs mois (natif)
- Maintenance : qui corrigera bugs et mises à jour dans 6 mois ?
- Besoin offline‑first : important pour saisir sur le pouce
- Sensibilité des données : si stockage cloud, planifiez la confidentialité et les règles d’accès tôt
Planifier le stockage des données, la synchro et les exports
Si votre app est quotidienne, les données doivent être perçues comme sûres et simples. Les utilisateurs s’attendent à une sauvegarde instantanée, au fonctionnement hors réseau et à la possibilité d’extraire facilement leurs données.
Stockage local : ce que c’est et pourquoi c’est souvent l’étape 1
Le stockage local signifie que les rapports sont sauvegardés sur le téléphone. Typiquement :
- SQLite (base de données locale) : adapté si vous avez des champs structurés (heures de sommeil, score d’humeur, notes) et que vous voulez une recherche/filtrage rapide.
- Stockage de fichiers sur l’appareil : utile pour les éléments volumineux (photos, notes audio, PDF) ; l’app enregistre le fichier et stocke une référence dans la base.
Un pattern simple : « base de données pour le texte et les nombres, fichiers pour les pièces jointes ». Cela garde l’app réactive et évite de gonfler la DB.
Quand la synchronisation cloud est nécessaire
La synchronisation cloud ajoute de la complexité ; faites‑la seulement si elle répond à un vrai besoin :
- Utiliser l’app sur plusieurs appareils (téléphone + tablette)
- Avoir des sauvegardes automatiques en cas de perte du téléphone
- Partage avec un coach/thérapeute ou partenaire de responsabilité (même en lecture seule)
Si vous ajoutez la synchro plus tard, préparez votre modèle de données dès maintenant (IDs uniques, timestamps, logique claire de « dernière mise à jour »).
Essentiels du modèle de données (restez simple et prévisible)
Au minimum, prévoyez :
- Utilisateur (même si c’est un profil local)
- Date du rapport (une entrée par jour, ou plusieurs — définissez la règle)
- Champs (valeurs de votre modèle : notes, évaluations, cases)
- Pièces jointes (liens vers photos/audio/fichiers)
- Tags (ex. « travail », « entraînement », « voyage») pour filtrer ensuite
Exports : permettre à l’utilisateur de partir avec ses données
Les exports renforcent la confiance et l’utilité. Options communes :
- CSV pour tableurs et analyses
- PDF pour partager ou imprimer un résumé hebdo/mensuel propre
- Export par email ou menu de partage système pour s’envoyer les données, les envoyer à un coach ou à une autre app
Traiter la confidentialité et la sécurité dès le départ
Une app de rapports quotidiens contient souvent des données très sensibles : humeurs, notes de santé, réflexions personnelles et routines. Traitez la confidentialité comme une fonctionnalité centrale.
Commencez par définir ce que signifie « privé par défaut » : les nouvelles entrées sont visibles uniquement par le propriétaire de l’appareil, le partage est toujours activé manuellement, et rien ne quitte l’appareil sauf si l’utilisateur active explicitement la synchro/export.
Décisions « privé par défaut » à prendre tôt
Soyez clair sur les paramètres par défaut :
- Pas de profils publics, de flux ou de découverte.
- Pas de publication automatique vers d’autres apps.
- Pas d’analytics qui capturent le contenu des entrées (si vous utilisez de l’analytics, limitez‑le aux événements non‑contenu).
Protections de base attendues par les utilisateurs
Même un MVP simple doit protéger l’accès :
- Verrouillage de l’app : code, empreinte ou biométrie (Face ID/Touch ID si disponible).
- Confidentialité dans l’aperçu multitâche : masquer le contenu dans le sélecteur d’apps.
- Chiffrement au repos : si la plateforme/base le permet, activez le chiffrement des entrées. Sinon, soyez transparent et compensez par un verrou fort et une rétention minimale.
Hygiène des permissions (demander moins, gagner la confiance)
Demandez les permissions uniquement au moment nécessaire, et expliquez pourquoi :
- Notifications pour les rappels.
- Photos seulement si l’utilisateur ajoute une image.
- Données santé uniquement si vous proposez des champs liés à la santé.
Si une fonctionnalité fonctionne sans permission, ne la demandez pas.
Suppression, sauvegardes et compromis
Les utilisateurs doivent comprendre ce que « supprimer » signifie. Fournissez idéalement :
- Suppression d’une entrée (avec confirmation).
- Suppression de toutes les données.
- Export optionnel avant suppression.
Si vous offrez la synchronisation cloud ou des sauvegardes, clarifiez le compromis : supprimer depuis l’app peut ne pas effacer les copies présentes dans une sauvegarde ou un service tiers. Soyez concret et évitez les promesses impossibles.
Ajouter des rappels et une motivation légère
Une app quotidienne fonctionne seulement si les gens l’ouvrent. Les rappels doivent être une aide, pas un harcèlement.
Choisir des types de rappels adaptés aux routines réelles
Proposez quelques options pour aider différents profils à prendre l’habitude :
- Notifications push pour inviter à « saisir aujourd’hui ».
- Rappels calendrier pour celles/ceux qui vivent par agenda (créez un événement récurrent modifiable).
- Incitations in‑app comme une bannière subtile à l’ouverture : « Le rapport d’aujourd’hui vous attend. »
Quel que soit le type, le rappel doit être actionnable : en appuyant dessus, l’utilisateur doit arriver directement sur le rapport du jour, pas sur un écran d’accueil fourre‑tout.
Donner le contrôle à l’utilisateur (respecter les heures calmes)
Permettez aux utilisateurs de choisir :
- Fréquence (quotidien, jours ouvrés, jours personnalisés).
- Fenêtres horaires (check‑in matin vs soir).
- Heures calmes (pas de notifications après 21h, ou pendant les réunions).
- Style du message (neutre, encourageant ou minimal).
Ajoutez une option « Mettre les rappels en pause pendant une semaine » — les gens abandonnent souvent une app parce qu’ils ne peuvent pas faire une pause temporaire.
Motivation sans culpabilité
Les streaks et objectifs aident mais peuvent aussi démotiver si rater un jour devient une faute. Envisagez :
- Streaks flexibles (p. ex. « 5 des 7 derniers jours ») plutôt que tout ou rien.
- Ton doux : « Vous voulez faire un rapide check‑in ? » plutôt que « Vous avez raté hier. »
- Petits objectifs comme « entrée de 2 minutes » pour abaisser la barrière.
Gardez le ton encourageant. L’objectif est la régularité, pas la perfection.
L’app devient intéressante quand elle rend service : de la clarté. Concentrez‑vous sur des insights réellement exploitables — des métriques simples et stables qui aident à repérer des tendances sans transformer la vie en tableur.
Insights que les gens utilisent vraiment
Commencez par un petit set d’indicateurs immédiatement actionnables :
- Tendances : « Mon humeur monte sur les 3 dernières semaines. »
- Streaks : « 5 jours d’affilée saisis. »
- Moyennes : « Sommeil moyen : 6h45 ce mois. »
- Corrélations (doucement présentées) : « Les jours où j’ai fait de l’exercice, mon score de stress est généralement plus bas. »
Formulez en langage humain. « Généralement » est souvent plus honnête que « cause ».
Garder les graphiques simples
La plupart des utilisateurs ont besoin de peu de vues :
- Vue hebdomadaire pour du feedback rapide (bonne pour l’élan d’habitude)
- Vue mensuelle pour repérer les motifs (sommeil, dépenses, humeur)
- Filtrer par tag (ex. #travail, #famille, #voyage) pour comparer les contextes
Proposez des valeurs par défaut claires : 7 derniers jours, 30 derniers jours, et « tout le temps » en option.
Éviter les statistiques trompeuses
Les données personnelles sont bruitées. Protégez l’utilisateur contre de fausses conclusions :
- Signalez les petites tailles d’échantillon (« Seulement 3 entrées — tendance peu fiable »)
- Affichez les jours manquants explicitement pour que des absences ne soient pas prises pour des « zéros »
- Séparez médiane vs moyenne quand les valeurs extrêmes comptent (sommeil, dépenses)
Ajouter des invites de réflexion
Les chiffres prennent du sens avec du sens. Ajoutez des invites légères en fin de semaine :
- « Qu’est‑ce qui s’est amélioré cette semaine ? »
- « Qu’est‑ce qui a rendu les choses plus difficiles ? »
- « Une chose à essayer la semaine prochaine ? »
Elles transforment les insights en décisions — sans rendre l’app moralisatrice.
Tester l’app avec de vrais utilisateurs et de vrais jours
Une app de rapports quotidiens ne se juge qu’après une semaine en conditions réelles : nuits tardives, jours manqués, saisies rapides et reprises. Les tests doivent se concentrer moins sur « ça marche sur mon téléphone » que sur « est‑ce que c’est encore simple quand je suis fatigué et occupé ».
Checklist de tests pratiques
Avant d’inviter des testeurs, passez en revue les points d’échec courants de la saisie quotidienne :
- Validation du formulaire : champs obligatoires, limites de caractères, plages numériques, et messages d’erreur qui indiquent clairement le champ en cause.
- Fuseaux horaires : entrées créées autour de minuit, jours de voyage, et définition de « Aujourd’hui » si l’utilisateur change de fuseau.
- Mode hors ligne : créer, éditer et supprimer sans réseau ; l’UI doit montrer clairement l’état sauvegardé.
- Conflits de synchronisation : deux appareils éditant le même jour, ou une modification hors ligne qui se synchronise ensuite — décidez des règles (dernier écrit gagne, fusion ou demande à l’utilisateur).
Test d’utilisabilité avec 3–5 personnes
Recrutez quelques utilisateurs non techniques et observez‑les saisir des entrées pendant quelques jours. N’expliquez pas l’UI ; observez.
Notez :
- Vitesse de saisie : peuvent‑ils compléter en moins d’une minute ?
- Points de confusion : libellés ambigus, boutons cachés, étapes qui semblent obligatoires alors qu’elles ne le sont pas.
- Moments d’abandon : où hésitent‑ils, reculent ou abandonnent l’entrée.
Lancer une bêta et mesurer l’essentiel
Utilisez une distribution simple (ex. TestFlight pour iOS, tests internes ou pistes fermées sur Google Play). Ensuite, suivez quelques métriques clés :
- Time‑to‑log (ouvrir l’app → entrée sauvegardée)
- Taux de complétion (entrées commencées vs sauvegardées)
- Sessions sans crash (stabilité dans le temps)
Ces signaux montrent si l’app est vraiment adaptée à un usage quotidien, pas seulement complète fonctionnellement.
Lancer, collecter des retours et assurer la maintenance
Le lancement n’est pas la ligne d’arrivée — c’est le moment où l’app vous apprend ce que les gens font réellement avec elle. Gardez la première version petite, stable et facile à comprendre.
Bases pour les stores
Considérez la fiche store comme partie du produit. Des attentes claires réduisent les avis négatifs et le support.
- Captures d’écran : montrez l’écran d’entrée quotidien, la vue calendrier/historique et un écran d’insights simple.
- Description : expliquez le cas d’usage principal en 2–3 lignes (“Saisissez un rapport quotidien en moins d’une minute”). Listez les fonctionnalités clés et ce que vous ne collectez pas.
- Étiquettes de confidentialité : soyez précis sur la collecte de données, l’analytics et si les entrées quittent l’appareil.
- Onboarding : 2–3 écrans montrant comment ajouter une entrée, où trouver les jours passés et comment fonctionnent les rappels.
Choix de tarification (si vous monétisez)
Choisissez un modèle simple :
- Gratuit : bon pour l’acquisition initiale ; pensez aux dons plus tard.
- Achat unique : simple et convivial, mais nécessite du volume.
- Abonnement : adapté à la synchro cloud continue ou aux insights avancés.
- Améliorations optionnelles : conservez la saisie de base gratuite ; facturez les exports, thèmes ou analyses avancées.
Si vous utilisez une plateforme comme Koder.ai, la tarification peut aussi être progressive : gratuit pour les tests, puis facturation pour la synchro, l’hébergement et les domaines personnalisés.
Plan post‑lancement
Établissez un rythme régulier :
- Semaine 1–2 : corrigez crashes, flux bloquants et tout ce qui empêche de sauvegarder des entrées.
- Continu : ajoutez un bouton « Envoyer un retour » dans l’app et posez une question simple (ex. « Qu’est‑ce qui manque à votre modèle quotidien ? »).
- Mensuel : publiez 1–2 petites améliorations basées sur l’usage réel, pas sur le brainstorming.
Prochaines fonctionnalités une fois le MVP stable
Roadmap courte et réaliste :
- Exports CSV/PDF et prise en charge du menu de partage
- Modèles personnalisés (ajouter/supprimer des champs)
- Meilleurs streaks et paramètres de motivation douce
- Synchronisation cloud optionnelle et support multi‑appareil
- Tagging et recherche avancée dans les entrées
Si vous maintenez un changelog ou une page d’aide, liez‑la dans l’app (ex. /changelog, /support) pour que les utilisateurs voient l’évolution.